Film

Mirai, ma petite soeur

La bande annonce du nouveau film de Mamoru Hosoda, Mirai, ma petite soeur, m’avait, comme le dirait un grand sage, « vendu du rêve ». J’attendais ce film. Je désirais ce film. Je n’hésitais pas à copieusement gronder les cinémas qui ne le passaient qu’une semaine.

Il faut dire que j’ai beaucoup apprécié les précédents films du réalisateur et son intéressante vision du thème de la famille. Après une mère débordée dans Ame et Yuki, les enfants loups (2012) et une relation père/fils complexe dans Le Garçon et la Bête (2015) on découvre un petit garçon, Kun, dont la vie est chamboulée par l’arrivée d’un nouveau membre dans sa famille.

Si le film a un grand intérêt pour parents et enfants : des personnages très réalistes, des péripéties assez drôle, des épreuves de marmots, peut-on dire qu’il a autant intérêt pour des spectateurs sans enfant ?
Et bien, à mon sens, c’est un peu compliqué.
Si l’animation est impeccable et les décors luxuriants, c’est l’histoire qui ne m’a pas emballée. Je ne me suis pas sentie emportée par ce film qui est en réalité plusieurs aventures accolées les unes aux autres et pas une histoire complète en soi.

L’argument principal du film : les rencontres de Kun avec des membres passés et futurs de sa famille, grâce à un arbre magique poussant dans son jardin ne fonctionne pas aussi bien que ce que la bande annonce laissait présager. La version adolescente de sa petite soeur Mirai ne l’entraîne pas dans des aventures incroyables. Le seul personnage faisant réellement avancer notre jeune héros est son grand-père, encore jeune, qui l’emmène faire une balade à cheval. Au delà de cela et d’une scène fantasmagorique dans une gare qui détonne avec le reste du film, le message grandiloquent sur la famille n’est pas bien soutenu.
On ressent qu’Hosoda a cherché à mettre en valeur les liens indélébiles qui unissent différents membres d’un même arbre généalogique, mais le film, qui s’adresse plus à des spectateurs de l’âge du personnage principal, n’atteint pas ses objectifs.

Mirai, ma petite soeur offre sans doute un visionnage agréable mais est loin de valider toutes ses promesses. Après une première séance, je n’ai pas envie d’acheter le dvd car je ressens bien que j’ai dépassé l’âge du public cible depuis au moins quinze ans. Il ne s’agit simplement pas d’un film qui peut plaire aux plus petits comme aux plus grands.

Je ne conseille donc pas ce film à mes (nombreux) lecteurs âgés de plus de dix ans mais encourage tous les parents à le visionner avec les plus petits, particulièrement si la famille s’apprête à s’agrandir (ça peut d’ailleurs être un bon moyen d’aborder la question).
De mon côté je retourne visionner des bandes annonces plutôt que de faire mes devoirs, parce que les devoirs, comme le dit ma devise personnelle : « je peux toujours les faire demain. »


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