Film

Mommy / We need to talk about Kevin – Confinement #1

Image patiemment mise en forme par Simon

Le confinement bat son plein, on suit les conseils du gouvernement et on essaye d’appeler sa famille plus souvent à d’autres moments on regarde des films. Pourquoi ne pas allier l’un avec l’autre en regardant des films qui vont nous aider à voir combien notre famille est trop cool quand même et combien elle aurait pu être trop pire bon sang !

Aujourd’hui on se concentre particulièrement sur la figure de la mère avec deux films : Mommy (2014), le petit bijou format carré de Xavier Dolan (à ne pas confondre avec Christopher Nolan, juste parce que les sonorités sont un peu les mêmes, enfin je vous dis pas du tout ça parce que ça m’arrive, ah non non) et We need to talk about Kevin (2011) le drame adapté par Lynne Ramsay.

Si vous ne connaissez aucun de ces deux films, ou alors juste de nom, ce qui est cool mais qui, en vrai, revient au même, votre très chère obligée (c’est moi) va vous faire un résumé pas piqué des hannetons. Oui, un un seul résumé pour les deux films, parce que j’aime les challenges.

Alors que Diane Després (Mommy) galère à joindre les deux bouts lorsque son fils Steve est renvoyé du centre spécialisé pour garçons difficiles, Eva (We need to talk about Kevin), elle, se torture l’esprit pour comprendre comment sa relation avec son fils Kevin a pu aussi mal évoluer. Si la première se demande si son amour pour son fils réussira à sauver celui-ci d’un caractère destructeur encouragé par des troubles de l’attention et une hyperactivité, la seconde s’interroge sur la répulsion que son adolescent antipathique et sadique suscite chez elle.

Image gentiment mise en forme par Simon

Si les dynamiques des deux films sont différentes, Anne Dorval pour Diane et Tilda Swinton pour Eva portent leurs rôles de mères avec un brio incroyable, révélant le visage de femmes fortes face à des dilemmes déchirants.

C’était particulièrement un plaisir pour moi de découvrir après visionnage que We need to talk about Kevin avait été réalisé par une femme, pour la simple et bonne raison que ça complétait bien le sujet de mon mémoire. Cette adaptation du roman épistolaire du même nom écrit par Lionel Shriver (oui, c’est aussi une femme, mon mémoire se réjouit) prend la forme de l’introspection d’une mère sur sa vie depuis la naissance de son fils. Difficile d’en dire plus sans spoiler le film, je me contenterai donc de souligner une dernière fois l’intérêt d’un scénario basé sur l’inimitié d’une mère pour son fils et sur l’incompréhension qui peut exister entre deux personnes d’une même famille. Attention malgré tout, ce film pourrait vous ôter l’envie d’avoir des enfants.

Pour ce qui est des situations poignantes, Mommy n’est pas en reste et pose plusieurs questions fondamentales. Comment faire lorsque l’on n’est pas capable de s’occuper d’un enfant à problème ? Passé le moment d’adaptation à l’accent québécois, on retiendra particulièrement une de mes citations préférées du film, dites dès le début par la directrice du centre de redressement :
« Ce n’est pas parce qu’on aime quelqu’un qu’on peut le sauver, l’amour n’a rien à voir là-dedans. Malheureusement. »
Ce à quoi Diane répond « Les sceptiques seront confondus. »

Pour conclure, si vous vous ennuyez aujourd’hui (plus qu’hier et moins que demain) et que vous avez envie d’un bon moment cinématographique n’hésitez pas à lancer Mommy ou We need to talk about Kevin qui vous tiendront en haleine sur toute la durée. J’attends vos avis !

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