Autre, Film, Lecture

C’est la rentrée ! 1/2

C’est la rentrée et je vous retrouve avec le coeur plein de joie et des idées d’articles plein la tête ! J’espère que ces derniers mois de chaleur vous ont fait du bien et que vous êtes aussi heureux que moi de la grande réouverture du blog ! J’ai regroupé dans cet article quelques petites découvertes de mon été, comme -vous vous en doutez- j’en ai fait beaucoup, il y aura une partie deux (le retour de la vengeance) la semaine prochaine.

Me voici donc sagement installée devant mon carnet de notes pour vous parler de ce que j’ai fait cet été. Pendant la première partie de l’été on ne peut pas dire que j’ai beaucoup bronzé car dans le Nord, l’été s’était mué en une sorte d’automne fatigué. Cela dit j’ai trouvé l’occasion de faire quelques bonnes excursions mais surtout de saines lectures et de joyeux visionnages. Commençons d’ailleurs par ça puisque la grisaille quasi permanente de juin-juillet m’a donné l’occasion de bien cooconer (si j’étais un pokémon, ce serait ma capacité spéciale !)

J’ai conclu le mois de juin par la lecture d’une quadrilogie au résumé enthousiasmant. J’ai en effet lu la série des Chroniques Lunaires de Marissa Meyer (plus un tome bonus sur la reine Levana) dont j’avais beaucoup entendu parler. On retrouve dans le premier tome Cinder, une jeune cyborg entraînée malgré elle dans les intrigues de la cour lorsque le prince du pays vient lui demander de réparer un de ses androïdes (il faut dire que notre héroïne, bien loin de la fée du logis qu’est la Cendrillon de Disney, est la plus fine mécanicienne de la capitale). Si on suit les (més-)aventures de Cinder tout au long de la saga, de nouvelles héroïnes rejoignent la narration à chaque tome et je n’hésite pas à crier haut et fort que la réinvention du conte de Raiponce était particulièrement charmante à mes yeux. Vous l’ignorez peut-être mais j’adore les ambiances de contes et les histoires de princesses revisitées, aussi, cette version futuriste, robotique et dystopique des aventures des princesses de mon enfance m’attirait pas mal. Je dois avouer que niveau réécriture, j’ai adoré la créativité de l’auteure par rapport aux histoires originelles. Retrouver les clefs de ses contes que l’on connait tous si bien dans un univers totalement revu était extrêmement plaisant. Malheureusement, une fois passés outres les plus charmants aspects de l’oeuvre, on se rend compte que la plume de l’écrivaine est un poil répétitive (je pense qu’on peut démarrer un compter pour le nombre « visage en forme de coeur » qu’elle décrit) et la trame de l’histoire est très (très très) prévisible. Un bon jeu pour celles et ceux qui seraient intéressé parce cette lecture (qui reste sympathique malgré tout) serait de lire les dix premiers chapitres du premier tome et d’essayer de deviner comment la saga se finit pour le personnage principal. Je suis presque certaine que si je l’avais fait 70% de mes assomptions se seraient avérées correctes !

Dans une toute autre ambiance, un des visionnages marquant de mon été fut sans aucun doute un film regardé sur Arte au saut du lit. Réalisé par  Sun Hee Engelstoft en 2019, Adoptée, pourquoi moi ? (en VO Forget me not) est un documentaire nous offrant un visage secret de la Corée du Sud. Avec une durée limitée de 52 minutes que j’aurais adoré voir se prolonger encore et encore, la réalisatrice nous emmène à la rencontre des pensionnaires de l’institution « Aeshuwon », des jeunes femmes accidentellement tombées enceintes hors mariage que leur famille envoie se cacher jusqu’à ce qu’elles atteignent le terme de leurs grossesses. En effet, dès les premières secondes nous sommes informés qu’en Corée du Sud, 90% des enfants mis à l’adoption sont nés de mères célibataires. Rejetées par la société, subissant la pression de leurs proches et poussées à faire des choix qui ne sont pas toujours les leurs, trois des jeunes femmes filmées dévoilent à Sun Hee Engelstoft leurs craintes, leurs regrets, mais aussi l’amour qu’elles ont pour ces enfants dont elles vont sans doute se séparer. En parallèle, la réalisatrice, elle-même abandonnée le jour de sa naissance et adoptée par un couple danois, recherche sa mère biologique via les dossiers de l’institut. Empli de situations déchirantes, ce film m’a fait découvrir des choses dont j’ignorais absolument l’existence et m’a fait réfléchir sur la pression que la société peut créer sur nos vies, alors même que l’on serait plus heureux si on brisait ces limites imaginaires. Si en France les familles monoparentales ont parfois la vie dure, en Corée c’est un choix auquel la plupart des concernées n’osent même pas penser, malgré la douleur et le chamboulement inéluctable qu’entraîne la perte (même volontaire) d’un bébé. Je conseille vivement ce documentaire à tous mes lecteurs, si tant est que vous n’aillez pas peur de verser quelques larmes, il est disponible gratuitement sur le site Arte.tv.

Je garde pour un prochain article une de mes excursions (masquées !) de l’été et je vous parle plutôt d’une rencontre virtuelle qui s’est passée sur Discord. Certains d’entre vous le savent peut-être, je fais partie de ceux qui ont vraiment adoré la trilogie La Passe-Miroir de Christelle Dabos. Quand j’en parle autour de moi, j’ai l’impression qu’il y a (pour le premier tome) deux groupes bien définis : celui composé des amoureux de la plume de Christelle et celui où se rassemblent celles et ceux que la lenteur du premier tome a vraiment refroidi. Personnellement, je considère la Passe-Miroir comme une vraie réussite, une aventure qui parvient à mêler les genres et qui, si on le retrouve parfois au rayon « Young Adult » des librairies, offrent à l’oeil curieux bien plus qu’une histoire pour adolescents. Aussi, lorsque cet été l’autrice de la saga a proposé sur son site de mettre en place des conférences en ligne, j’ai sautillé. Dans la vie de tous les jours, même hors du blog, j’écris beaucoup, j’écris notamment un roman, qui avance à son rythme et que j’espère réussir à finir avant de mourir d’inanition. Ces petites conférences m’ont permis de poser des questions sur l’écriture, l’édition, la création de personnages, etc… à une écrivaine dont je respecte l’oeuvre. Si vous écrivez je vous conseille de rejoindre un groupe de personnes qui partagent cette passion ou d’aller jeter une oreille à des conférences de ce type, les niveaux y sont divers, certains sujets ne vous intéresseront peut être pas mais dans l’ensemble, vous sortirez sûrement de ces rencontres avec plus de motivation qu’en y entrant.

Parler d’écriture m’a donné une folle envie de retourner à mes brouillons, aussi, je vous laisse et je vous retrouve la semaine prochaine pour la seconde partie de « Mais qu’est-ce que Ninu a fait pendant l’été ? » et toutes ces autres questions que vous ne vous posez pas !
Prenez soin de vous !

Photo issue du tout puissant Unsplash

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