Série

Séries Mania 1/2

Bien le bonjour à toutes et tous ! Je vous retrouve aujourd’hui, en plein Séries Mania, pour vous faire un petit compte rendu sur la première partie du festival. Je vous en avais déjà parlé dans mon précédent article, mais pour rappel, le festival se déroule à Lille et on peut y voir les deux ou trois premiers épisodes (selon la longueur de ceux-ci) de différentes séries en exclusivité. Retour donc sur les séries qui m’ont le plus marquée :

Le temps des framboises © Trio Orange

Le temps des framboises, Québec, Philippe Falardeau, 10 épisodes d’environ 45 minutes.

En seulement deux épisodes, Le temps des framboises a réussi à me plonger au cœur d’une famille québécoise bouleversée par la perte de l’un des siens. J’avais choisi d’ouvrir le festival par cette série et j’y ai trouvé exactement ce que je cherchais : un réalisme pathétique qui nous guide entre le rire et les larmes, des personnages attachants comme on a l’impression d’en connaître et un sens de l’humour tout particulier en période de drame.

La série se démarque par son pari d’être bi voire tri voire quadrilingue. On y parle français (avec un délicieux accent québécois), anglais, espagnol et en langue des signes. Les échanges familiaux, déjà habituellement complexes, se compliquent et s’enrichissent en même temps. C’est un grand plus pour moi mais j’imagine que ça pourrait être potentiellement un moins pour d’autres, dans tous les cas je vous encourage vraiment à tenter cette série que j’ai hâte de dévorer moi-même.

Bloody Murray © Kastina Communications

Bloody Murray, Israël, Stav Idisis & Yogev Yefet, 9 épisodes de 30 minutes.

Découverte totalement inattendue au cours de la nuit de la comédie, Bloody Murray s’impose comme un de mes coups de cœur du festival. On y découvre Dana et Murray, deux colocs et amies on ne peut plus différentes, un peu perdues dans un célibat de trentenaire qui en attriste une et agace l’autre. Dana travaille dans un hôpital, elle est travailleuse et carrée au point d’en oublier un peu sa vie personnelle, Murray, professeure en université et scénariste en hibernation, est chaotique et espère une histoire d’amour explosive tout en luttant contre l’envie de retrouver son ex.

Je me suis attachée à ce drôle de duo dès les premières minutes de la série et je pense que la nuit de la comédie aurait pu facilement se transformait en binge watching de Bloody Murray sans que ça ne me dérange. En restant dans un thème de comédie romantique classique, la série offre dès le départ des bons moments de sororité et nous place rapidement dans une situation où on a du mal à voir comme les choses pourraient se dénouer entre les protagonistes. Ajoutez à cela un soupçon de mise en abime avec les cours de Murray sur des comédies romantiques connues (attention cela dit aux petits spoilers de La la land ou Quand Harry rencontre Sally) et pour moi on est sur un cocktail gagnant !

Chair tendre © Jerico tv / Big band story / famela

Chair Tendre, France, Yaël Langmann, 10 épisodes de 26 minutes.

Projection du dimanche matin dans une salle pleine de lycéens, Chair tendre aurait pu ne pas se démarquer vu le contexte défavorable. Pourtant, dans la pénombre de la salle 8 de l’UGC de Lille, je me suis laissée happer par cette histoire à fleur de peau. La série raconte l’histoire de Sasha, une adolescente qui s’intègre dans un lycée en cours d’année suite au déménagement de sa famille. Si on se rend rapidement compte de la gêne de notre personnage principal face à la curiosité des élèves de sa classe, on ne comprend pas tout de suite l’étendue de la situation. La vérité, on la découvre un peu en même temps que Sasha ; là où on imaginait les difficultés d’une jeune fille trans, on apprend en réalité que Sasha est née intersexe. Ce secret, gardé par ses parents malgré les questions de Sasha sur son corps mutilé dès la naissance par des médecins en quête de norme, pèse de tout son poids sur la lycéenne.

Il y a une forme de brutalité dans cette série qui est très juste mais qui ne met pas forcément à l’aise. Les jeunes dépeints sont beaux et fourbes et dans leur meute, Sasha essaye de nager sans faire de vagues. Les trois premiers épisodes de la série (prochainement disponible sur France TV) mettent en place une recherche de soi effrayante et que l’on ne peut pas imaginer sans heurts. Le jeu des jeunes acteurs est impeccable, j’ai particulièrement aimé la relation entre Sasha et sa sœur Pauline. Et si j’ai envie d’en voir plus, je crois que je vais devoir m’endurcir, me créer une carapace, pour que les troubles de Sasha ne m’affectent pas trop.

Voilà pour cette première partie du festival, je vous retrouve la semaine prochaine pour le débrief final et espère que ces petits articles vous auront donné envie de vous plonger dans de nouveaux visionnages aussi variés que joyeux !

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