Série

Dead End : Paranormal Park

Chers Amis, Chères Amies, regroupez-vous, aujourd’hui je vous emmène faire un tour de manège dans un parc d’attraction hanté ! Et, si ça peut vous rassurer, vous n’aurez pas besoin de quitter votre canapé : notre escapade du jour se déroule sur Netflix et porte le nom de Dead End : Paranormal Park.

Avant toute chose, faisons un point culture ! Créée par Hamish Steele en 2014, la série Dead End a d’abord été un court-métrage (disponible en bas de cet article) avant de devenir une série de romans graphiques : Deadendia. Finalement repérée par Netflix, Dead End tel que nous le connaissons sort assez discrètement sur la plateforme en juin dernier. La première saison compte 10 épisodes de vingt-cinq à trente minutes environ et si ses personnages et son humour sont un peu plus family friendly qu’à ses débuts, certaines blagues ont encore une double lecture vachement plaisante.

Pour ce qui est de l’histoire : Dead End raconte les mésaventures de deux adolescents, Norma et Barney et du chien Pugsley, après leur embauche dans le manoir hanté (réellement hanté) d’un parc d’attraction. Très vite, nos héros comprennent que le motto de la fondatrice du parc « If you see anything suspicious, just keep it to yourself, darlin’ ! » (en français : « si tu vois quelque chose de suspect, tu gardes ça pour toi, trésor !« ) n’est pas un simple dicton et que le paranormal est partout autour d’eux.

En un seul visionnage, il est clair que Hamish Steele et les scénaristes l’ayant assisté ont pris beaucoup de plaisir à mettre au point tous les personnages. Même lorsqu’ils sont secondaires, on sent que les employés du parc et les visiteurs extérieurs ont été imaginés en profondeur et en complexité. La gamme offerte au spectateur est pour cela très intéressante. On s’attache forcément immédiatement à Norma dont les troubles anxieux gâchent le quotidien et à Barney qui essaye de se reconstruire loin d’une famille qui soutient sa transition sans faire trop d’efforts, mais on adore aussi Courtney, le démon banni des enfers qui habite la maison hantée et Pauline, la starlette fondatrice du parc d’attraction à l’ego surdimensionné. Le reste de l’équipe du parc n’est pas moins agréable à suivre même si, entre nous, le meilleur personnage reste Pugsley.

Dead End : Paranormal Park © Netflix

Il faut dire que pour soutenir ces personnages riches, le casting a été bien fait : eh oui, encore une série que je vais vous conseiller de voir en VO. On retrouve par exemple Zach Barack pour la voix de Barney, ce qui coche la chouette case « personnage trans doublé par un acteur trans » et Clinton Leupp (plus connu sous son nom de Drag Queen Coco Peru) pour l’extravagante Pauline. En me baladant sur la fiche IMDB de la série, je n’ai vu qu’une doubleuse dont j’avais déjà vu passer le nom, il s’agit de Kathreen Khavari qui prête sa voix à Badyah (une autre employée du parc) dans Dead End, mais aussi à Kamala Khan dans les séries d’animation Marvel des dernières années (Avengers Rassemblement, Spider-man version 2018-2019 ou encore Marvel Rising).

Si la série possède le genre de graphismes léchés qu’on a l’habitude de voir dans les séries d’animation en ce moment, elle a tout de même quelques tours dans sa poche. Il y a par exemple une chouette séquence style dessin aux crayons de couleur dans l’épisode 3 et des numéros musicaux dans l’épisode 9. J’ai d’ailleurs adoré certaines des chansons comme le très mignon Some Guy ou encore Phantom of the Theme Park qui est une référence directe au Phantom of the Opera que j’avais vu à Broadway lors d’un voyage à New York en mars dernier (et qui est simplement génialissime).
Si tout ça ne vous convint pas encore, laissez moi poser la bombe : à la réalisation, on a Liz Whitaker ! Si ce nom ne vous dit rien sachez qu’il s’agit de la réalisatrice de Bob le Bricoleur, autrement dit, l’élite de la série d’animation mondiale (avis très objectif) ! Moi personnellement c’est le genre d’information qui me délecte et me donne envie de me replonger dans les aventures de Bob, un de mes dessins animés préférés des années 2000.

Alors, hormis son incroyable réalisatrice et sa justesse, il faut que je vous dise ; une des raisons pour laquelle Dead End est le sujet de l’article d’aujourd’hui, c’est son besoin de spectateurs pour être renouvelée. En effet, aucune annonce n’a encore été faite quant à la possibilité d’une saison deux, et ce malgré un passage un peu teaser en conclusion de la première saison. Sans vouloir porter la poisse, ce genre de programme passe un peu inaperçu sur la plateforme, et comme avec ses problèmes actuels, Netflix ne reconduit plus automatiquement ses séries, même celles qui ont l’air de marcher peuvent se retrouver sans suite (d’où la grosse déception pour l’équipe française derrière Drôle il y a quelques mois).
Une manière de soutenir ces programmes est donc d’en parler quand on a passé un bon moment devant. Dead End n’est pas pour moi une révolution dans le genre, mais c’est un programme sympa devant lequel on peut chiller en se réjouissant de quelques moments « d’horreur » et de personnages inclusifs. C’est le programme parfait pour se poser en rentrant du travail ou pour organiser un marathon sympa avant Halloween (d’ailleurs son visionnage en juillet m’a juste donné envie de fêter Hallowété comme dans Gravity Falls.) Alors si vous avez besoin de souffler en fin de journée (ou au début de la journée, il n’y a pas de règles), j’espère que vous lui donnerez sa chance !

Court-métrage à l’origine de la série Netflix au ton plus adulte quand on compare les deux.

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